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Ci-dessous, la liste de 10 espèces surexploitées et donc à éviter, et de 10 espèces dont la consommation est à privilégier. Ces listes sont basées sur les recommandations de la Marine Conservation Society que nous considérons comme être le meilleur guide européen des espèces de poissons à éviter ou à consommer. Consultez www.fishonline.org

10 espèces à éviter

  • Le Cabillaud Atlantique
    (Gadus morhua)

    Avoid eating because:

    A l’exception de l’Arctique Nord Est, tous les stocks de cabillaud sont en état de surpêche en Atlantique Nord Est, bien qu’à des degrés de sévérité différents. Les stocks les plus appauvris sont en mer d’Irlande, mer du Nord et à l’Ouest de L’Ecosse. Les stocks d’Islande, longtemps considérés comme bien gérés sont aujourd’hui également en surpêche car les quotas établis pour ces stocks ont été fixés au-dessus des limites recommandées par les scientifiques. Le cabillaud de la mer de Barents (Arctique Nord-Est) est encore assez bien géré et en bon état.

    A privilégier:

    Une partie de la pêche au cabillaud de ligne de Norvège a obtenu le label MSC pêche durable. Il est préférable aussi de choisir des poissons issus de pêcheries à l’écolabel MSC comme par exemple d’Arctique ou du Pacifique. A privilégier sont les méthodes de pêche plus respectueuses de l’environnement telles que le cabillaud de ligne ou de pêcheries s’assurant d’un impact minimum et évitant les prises accessoires d’espèces non ciblées et d’oiseaux marins.

  • Le Saumon Atlantique
    (Salmo salar)

    Avoid eating because:

    Les stocks de saumon d’Atlantique sont en très sérieuse baisse. Contrairement à d’autres espèces, la surpêche n’est pas là la cause directe. Il s’agit plutôt de problèmes de pollution, changement climatique, altération et dans certains cas disparition ou blocage de certaines voies de migration qui entravent à la survie de l’espèce à l’état sauvage.

    A privilégier :

    Le saumon d’élevage ‘bio’ ou le saumon labélisé MSC pêche durable sont à préférer aux stocks de saumons sauvages. Les 5 sortes de saumon présentes dans les eaux de l’Alaska, ont été certifiées au standard MSC.

  • Le flétan Atlantique
    (Hippoglossus hippoglossus)

    Avoid eating because:

    Les stocks de flétan d’Atlantique (appelé quelquefois flétan blanc) sont en état de surpêche ce qui signifie que les quantités prélevées à l’état sauvage ne permettent pas à l’espèce de se régénérer de façon naturelle. L’UICN (Union International pour la Conservation de la Nature) a inscrite cette espèce comme étant ‘en danger’ sur sa liste rouge.

    A privilégier :

    Des pêcheries de flétan du Pacifique Nord qui ont reçu le label MSC pêche durable et peuvent donc se substituer au flétan atlantique. Il existe en Norvège également des élevages de flétan Atlantique qui représentent un choix plus durable.

  • L'anguille d’Europe
    (Anguilla anguilla)

    Avoid eating because:

    Il existe un seul et unique stock d’anguille européenne et celui-ci est à son taux historique le plus bas. L’espèce est en déclin et le stock proche de l’effondrement. L’anguille est victime d’exploitation à différents stades de son cycle de vie, et celles qui sont pêchées n’ont que rarement eu l’occasion de se reproduire. Il est vraisemblable que l’anguille meure après avoir effectué une ponte unique au cours de sa vie, et souvent les jeunes anguilles sont prélevée à l’état sauvage pour être élevées en bassin (la technique pour la reproduction en captivité n’est pas encore au point). L’espèce est dorénavant classée à l’Annexe II de la CITES (Convention régissant le commerce international des espèces menacées d’extinction). Evitez-là au maximum.

    A privilégier :

    Dans des plats où elle serait fumée, il serait judicieux de remplacer l’anguille par d’autres produits fumés provenant d’espèces plus durables telles que la truite, le hareng ou le maquereau.

  • Le thon rouge
    (Thunnus thynnus)

    Avoid eating because:

    Le thon rouge de l’Atlantique Nord est une espèce à maturité tardive et à croissance lente, ce qui le rend d’autant plus susceptible à la surexploitation. Les stocks atlantiques sont pêchés au-delà de leurs limites. Le cas du thon rouge est très médiatisé car cette espèce figure à bien des listes et conventions internationales comme espèce menacée d’extinction et déchaine les passions au niveau mondial.

    A privilégier :

    La pêcherie de l’association des pêcheurs artisanaux de thon germon du Pacifique Sud labélisé MSC pêche durable, ainsi que le thon listato (ou bonite) pêché à la canne en provenance des Maldives ou du Pacifique centre et ouest.

  • Les crevettes blanches et crevettes tigres tropicales
    (Litopenaeus vannamei / Panaeus monodon)

    Avoid eating because:

    Les pratiques de fonctionnement d’élevage de crevettes varient d’un site à l’autre dans les pays de l’Asie du Sud avec des conséquences parfois importantes sur l’environnement et au niveau des communautés locales. La dégradation du milieu naturel, la salinisation, les problèmes de pollution, l’utilisation de substances chimiques, ou encore le risque de transmission de maladies aux populations de crevettes sauvages sont autant de problèmes liés à l’aquaculture intensive peu soucieuse de l’environnement. Certains élevages sont aussi quelquefois fort peu soucieux de l’empreinte écologique de l’alimentation qu’ils utilisent.

    A privilégier :

    Les crevettes certifiées par l’Alliance Globale d’Aquaculture (GAA) ou bien des crevettes issues de pratiques bio garantissant le respect de standards et critère écologiques visant à protéger l’écosystème de mangrove où s’implantent les élevages. Un label bio permet de vérifier également l’adhésion à des pratiques de fonctionnement responsables. Un nouveau label (ASC : Aquaculture Stewardship Council) de certification des produits d’aquaculture est en train de faire son apparition pour quelques espèces.

  • L'esturgeon et le caviar
    (Acipenser and Huso spp.)

    Avoid eating because:

    L’esturgeon est une espèce particulièrement vulnérable à la surexploitation de par sa longévité et sa maturité tardive, mais aussi au fait qu’il nécessite de grands systèmes fluvial pour sa reproduction. Plusieurs espèces d’esturgeon sont, à l’état sauvage, en rapide déclin. La pêche illégale encore présente ne vient qu’exacerber tous ces problèmes.

    A privilégier :

    L’esturgeon et la production de caviar d’élevage, bien qu’il dépende du prélèvement de juvéniles à l’état sauvage, est tout de même préférable à la consommation de caviar d’origine sauvage. L’esturgeon et le caviar d’élevage atteignent le niveau 4 au classement des espèces vulnérables de la Marine Conservation Society (le niveau 5 représentant le maximum, et donc des espèces à fortement éviter ou à proscrire). Il est important de changer les mentalités en optant pour du caviar d’élevage ou des œufs de poisson d’espèces qui ne sont pas menacées d’extinction.

  • Le turbot
    (Psetta maxima)

    Avoid eating because:

    Le manque d’informations concernant le turbot de la mer Baltique en fait une espèce à éviter. En mer du Nord on peut être plus catégorique concernant son niveau de surexploitation si on en juge par les débarquements en baisse. Il est important d’éviter toute consommation de turbot frais pendant la période de frai (reproduction) qui va d’avril à août.

    A privilégier :

    Il est préférable d’opter pour un turbot d’élevage pour garantir une meilleure durabilité. Lorsqu’on choisit du turbot sauvage en provenance de zones autres que la mer du Nord et la mer Baltique, il est important de privilégier le turbot de ligne ou de 30cm au minimum.

  • L'empereur
    (Hoplostethus atlanticus)

    Avoid eating because:

    Connue aussi sous le nom d’hoplostète rouge, cette espèce de grands fonds est l’une des espèces de grands fond ayant connu un effort de pêche intense qui a contribué à déséquilibrer la balance empêchant ainsi l’espèce à la longévité remarquable de se repeupler en Atlantique Nord. Les chalutiers de fond (bon nombre d’entre eux étant des navires français) entreprirent cette pêche intensément au début des années 90, à tel point que celle-ci fut suspendue en 2010 par la Commission Européenne.

    A privilégier :

    Ce poisson est généralement préparé sous forme de filets. Aussi tout autre poisson à chair blanche peut lui être substitué. Le pangasius (à condition que l’élevage dont il provient adhère à des codes strictes de bonnes pratiques environnementales) peut par exemple permettre d’ôter la pression du stock d’empereur surexploité. Le merlan est un poisson dont les filets en font un atout responsable.

  • La raie
    (toutes espèces)

    Avoid eating because:

    La plupart des stocks de raies sont aujourd’hui épuisés ceci est du en partie à leur faible taux de fécondité. Il est fortement recommandé de s’abstenir s’il existe un doute concernant l’espèce de raie qui vous est proposée. Le pocheteau gris est notamment désignée sur la liste rouge de l’UICN en tant qu’espèce « en danger critique ».

    A privilégier :

    Il n’existe pas vraiment d’espèce de « remplacement » pour la raie. Outre-manche, la partie la plus charnue de l’aile de raie est appelée une « fausse noix de St Jacques », alors peut-être pourrez vous choisir une St Jacques issue de pêche en plongée pour remplacer la raie sur vos menus ?

10 espèces à privilégier

  • La sardine
    (Sardina pilchardus)

    Good to eat because

    Riche en Omega-3, la sardine fait sur les plus grandes tables d’Europe un véritable comeback. Les stocks portant l’écolabel MSC pêche durable peuvent être consommé les yeux fermés. Même si l’état des différents stocks de sardines varie quelque peu d’une région à une autre, ils semblent qu’ils soient gérés de manière durable.

  • Le grondin
    (Eutrigla gurnardus)

    Good to eat because

    Ce poisson côtier est un incontournable des soupes de poisson et autres plats contenant des poissons de roche. Il représente un choix durable car il se reproduit assez rapidement. Les stocks ne sont donc pas en état de surexploitation du moment que la taille(minimum 20cm)et la période de frai (mois d’été) sont respectés. Il existe trois sortes de grondins : rouge, gris et perlon.

  • Le maigre
    (Argyrosomus regius)

    Good to eat because

    Ce poisson à écailles est bien apprécié des régions de la côte Atlantique et Golfes de Gascogne et du Lion. Malgré son nom, ce poisson est plutôt un poisson de taille ! D’avril à juin il est en période de reproduction et il est donc judicieux d’éviter sa consommation. Ce poisson pouvant atteindre jusqu’à 2m est aussi un poisson d’élevage en Méditerranée notamment. Il est important de bien se renseigner sur les conditions, pratiques et engagements de l’élevage.

  • Le lieu noir
    (Pollachius virens)

    Good to eat because

    Les stocks de colin ou lieu noir en Arctique Nord-Est, mer du Nord, skaggerak, Ecosse de l’ouest et Manche Ouest et la zone Rockall, sont en bon état et gérés de façon satisfaisante. Plusieurs pêcheries sont certifiées aux normes MSC pêche durable et représentent un choix durable également. Choisissez des spécimens de 50 à 60 cm et évitez d’en consommer entre janvier et mars, lorsqu’il se reproduit.

  • Le maquereau
    (Scomber scombrus)

    Good to eat because

    Un poisson à recommander mais pour combien de temps ? Un déplacement des stocks vers le Nord et l’Ouest a été observé au cours des dernières années. La plupart des pêcheries de l’Atlantique Nord Est sont labélisés MSC pêche durable donc à consommer en toute quiétude, mais il existe cependant quelques problèmes d’allocation de quotas. La situation est particulièrement tendue entre L’Islande et autres pays d’Europe car celle-ci n’avait jusqu’à présent pas pêché cette espèce, s’est attribué un quota qui menace l’équilibre de la pêche de ce stock encore en bon état. Privilégiez le maquereau provenant des pêches de ligne et de filet, car ces méthodes traditionnelles sont plus sélectives et plus respectueuses de l’environnement que les senneurs et chaluts pélagiques.

  • La cardine
    (Lepidorhombus whiffiagonis)

    Good to eat because

    La cardine est un bon example de poisson qui permet de varier la consommation d’autres espèces de poissons plats telles que la barbue, le turbot, la sole, la plie. Ce poisson est répandu à travers l’Atlantique Nord Est et est plus particulièrement prolifique à l’Ouest de L’Irlande et en Manche Ouest.

  • Le lieu jaune
    (Pollachius pollachius)

    Good to eat because

    Le Lieu jaune est un excellent choix de ‘substitution’ pour les poissons gadidés dont les stocks sont « sous pression » comme le cabillaud. Le lieu jaune est répandu dans tout l’Atlantique Nord Est. Recherchez de préférence du lieu jaune issu de pêche de ligne. D’autres espèces un peu similaires représentent un substitut pour les poissons à chair blanche : le merlan et le tacaud. Tout deux sont des choix responsables.

  • La limande
    (Limanda limanda)

    Good to eat because

    Ce poisson est très souvent une ‘prise accessoire’ c'est-à-dire une espèce qui se retrouve dans les filets de pêcheurs qui ciblent d’autres espèces et qui finit généralement rejetée en mer. Les stocks de limandes semblent cependant être assez résistants malgré ce ‘gâchis’ difficile à éviter en raison de quotas. Assurez-vous que la limande achetée fasse au minimum 20cm et évitez sa période de frai d’avril à juin.

  • La Truite
    (Salmo trutta)

    Good to eat because

    La truite et autres poissons d’élevage d’eau douce constituent généralement un choix assez responsable quand ils ne prélèvent pas de poissons à l’état sauvage. La quasi-totalité des truites commercialisées en France sont des truites arc-en ciel Oncorhynchus mykiss (espèce importée des USA au 19ème siècle) issues d’élevage. Il est toujours important d’être vigilant au niveau des pratiques d’élevage. Optez de préférence et si possible pour une truite « bio ».

  • Les huitres
     

    Good to eat because

    Les huitres, comme beaucoup de coquillages, sont récoltées et produites par des méthodes ayant peu d’impact sur l’environnement. De plus les critères sanitaires requis font que la qualité de l’eau et l’environnement sont étroitement surveillés. L’huitre creuse (Crassostrea gigas) disponible toute l’année est dorénavant l’huitre la plus consommée et a largement dépassé l’huitre plate (ostrea edulis) dont il faut éviter la consommation pendant les mois d’été. La plus grande partie des fruits de mer coquillages et crustacées en provenance de nos côtes sont à consommer en toute quiétude d’un point de vue durable. Quelques espèces sont bien sûr à surveiller telles que le homard, la langoustine, le tourteau et la St Jacques, car très populaires sur les menus. Et lors de la consommation de crevettes tropicales, optez pour celles qui sont issues d’élevage bio.

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